D’un souvenir à l’autre, les paysages se transforment. Ils deviennent des compositions libres et fragmentées, où chaque couleur, chaque geste et chaque matière tente de faire ressurgir la trace d’un instant vécu.

Démarche
La nature, et plus particulièrement le souvenir que je conserve d’un paysage, d’un reflet, ou encore d’un mouvement, d’une odeur, d’une sensation, constitue le fil conducteur de ma dernière collection. Je ne cherche pas à représenter un lieu tel qu’il apparaît, mais plutôt la manière dont il persiste en moi : une lumière, des lignes, un rythme, des couleurs, une texture, un mouvement.
Ma peinture est profondément liée au geste et au mouvement. J’alterne de fines couches d’acrylique et superpose des traits de différentes couleurs, plus ou moins épais, plus ou moins amples, plus ou moins denses. Cette accumulation me permet d’évoquer la construction du souvenir : une image fragmentée, recomposée par la mémoire, où les couleurs font écho à ce que j’ai perçu, mais aussi à ce que j’ai ressenti. Entre l’instant vécu et le souvenir que j’en conserve, le paysage se transforme et fait naître mes oeuvres.
« Écho d’un souvenir »
Cette collection réunit une vingtaine d’œuvres à l’acryliques sur papier, pensées comme autant de fragments de paysages traversés et ressentis.
Certaines sont nées de promenades dans le Loiret, le long des Mauves et sur les rives de la Loire, dont je garde le souvenir d’une lumière changeante, des reflets de l’eau et d’une végétation en mouvement. D’autres puisent dans mes souvenirs de la Méditerranée au crépuscule : la chaleur du soleil sur la peau, le mouvement des vagues, les derniers éclats de lumière sur l’eau et les teintes poudrées ou encore orangées du ciel.




